La grande famille des troubles « dys » regroupe une diversité de troubles d’apprentissage, classés en fonction de leur nature. On connaît surtout la dyslexie qui engendre souvent des difficultés de lecture pour les enfants touchés ou la dyscalculie qui peut provoquer des retards dans les apprentissages mathématiques. La dyspraxie est moins bien connue par le grand public mais elle est pourtant assez répandue chez les enfants des classes élémentaires.

Ce trouble de la coordination, qui empêche la réalisation des gestes complexes, toucherait en effet entre 5 et 7% de la classe d’âge des 5 à 11 ans. Ce chiffre, rapporté au nombre d’élèves actuellement scolarisés, signifie qu’en moyenne, un enfant par classe souffre de dyspraxie. C’est donc un trouble assez répandu qui touche d’ailleurs majoritairement les garçons. Mais qu’est-ce que la dyspraxie en termes de symptômes ? Réponses.

Qu’est-ce que la dyspraxie ?

Le terme « dyspraxie » provient du préfixe « dys » qui indique un dysfonctionnement ou une difficulté et du terme « praxis » qui signifie geste ou action. La dyspraxie est donc par définition un trouble qui empêche la bonne réalisation d’une action. En quelque sorte, la dyspraxie est une forme de maladie qui génère des difficultés à programmer son cerveau pour réussir à maîtriser un geste de nature complexe.

La nomenclature internationale regroupe toutes ces difficultés liées à la planification, la conception ou la réalisation d’un geste complexe sous le terme de trouble du développement et de la coordination. Les enfants qui souffrent de dyspraxie sont donc particulièrement vulnérables dans le contexte scolaire, et ceci dès les premières années car c’est bien entre les murs de l’école que la majorité des acquisitions comportementales sont réalisées. Mais alors, qu’est-ce que la dyspraxie et surtout comment se manifeste-t-elle ?

Symptômes de la dyspraxie

Quand on pose la question : qu’est-ce que la dyspraxie ? on attend avant tout une réponse en termes de symptômes. Ceux-ci peuvent apparaître très rapidement dans le contexte familial. Un désintérêt marqué pour le dessin ou les activités manuelles, des difficultés persistantes à intégrer les premiers apprentissages comme l’habillage autonome ou le laçage des chaussures sont en général de bons indices, qui doivent vous alerter rapidement.

Mais c’est souvent à l’école que se manifestent réellement les premiers symptômes. Les apprentissages de la lecture et surtout de l’écriture sont bien sûr des objectifs pédagogiques très difficiles à atteindre pour les enfants dyspraxiques mais même le découpage, le coloriage ou la manipulation d’objets divers peuvent poser problème. Par ailleurs, l’enfant doit développer des ressources énergétiques largement supérieures à celles de ses camarades pour réussir, ce qui le fatigue en général très vite.

Comment savoir si un enfant est dyspraxique ?

Une fois que les premiers signes de la dyspraxie ont été repérés à la fois par les parents et le corps enseignant, il est impératif de poser un diagnostic solide pour, si besoin, adapter l’environnement pédagogique de l’enfant à ses particularités. En effet, la dyspraxie est un trouble que l’on ne peut soigner, comme la majorité des troubles des apprentissages. Par contre, le détecter permet une meilleure compréhension de l’enfant et donc son épanouissement à l’aide de dispositifs adaptés.

Les praticiens impliqués dans le diagnostic sont nombreux. Neurologue, neuro-pédiatre, psychomotricien et orthophoniste sont en général des passages obligés pour les parents dont l’enfant est atteint de ce trouble de la coordination. Néanmoins, si le parcours médical peut s’avérer lourd, il est aussi le seul qui puisse permettre aux enfants de retrouver un peu de sérénité face aux apprentissages. De nombreuses associations sont également mobilisées pour répondre aux interrogations des parents. Des structures très utiles qui ont déjà permis que la question « qu’est-ce que la dyspraxie ? » existe dans le débat social et qu’elle ait à présent une réponse !